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	<title>Archives des Ressources - 40 Degrés</title>
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	<title>Archives des Ressources - 40 Degrés</title>
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	<item>
		<title>« Renouvelable »  &#8211; Le mot qui nous rassure trop</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Céline JANSSENS]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Jul 2026 22:44:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Bilan Carbone]]></category>
		<category><![CDATA[Changement Climatique]]></category>
		<category><![CDATA[Communication]]></category>
		<category><![CDATA[Ressources]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’article <a href="https://www.40degres.fr/2026/07/15/energies-renouvelables-le-mot-qui-nous-rassure-trop/">« Renouvelable »  &#8211; Le mot qui nous rassure trop</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.40degres.fr">40 Degrés</a>.</p>
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				<div class="et_pb_text_inner"><p>Derrière le terme « renouvelable » se cache une confusion profonde sur ce que l&rsquo;énergie fait au monde et sur ce que nous choisissons d&rsquo;en faire.</p></div>
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				<div class="et_pb_text_inner"><p>Energies Renouvelables. Le mot est partout. Sur les brochures des fournisseurs d&rsquo;électricité, dans les plans gouvernementaux, dans les discours d&rsquo;entreprise. Il sonne bien. Il rassure. Il donne l&rsquo;impression qu&rsquo;on a trouvé quelque chose :  une énergie qui se régénère, qui ne s&rsquo;épuise pas, qui ne laisse pas de traces. Un cycle perpétuel, presque naturel. Presque innocent.</p>
<p>Mais arrêtons-nous un instant sur ce mot. Pas pour nier les progrès réels que représente la transition vers des sources moins carbonées. Plutôt pour interroger ce que ce vocabulaire fait à notre façon de penser, de décider, et finalement d&rsquo;agir collectivement.</p></div>
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				<div class="et_pb_text_inner"><h2>Une source renouvelable ne produit pas une énergie renouvelable</h2>
<p>C&rsquo;est la première confusion, et elle est fondamentale. Quand on parle d&rsquo;énergie renouvelable, on qualifie en réalité <strong>la source</strong>, pas l&rsquo;énergie elle-même. L&rsquo;énergie, une fois utilisée, se transforme ( le plus souvent en chaleur dissipée dans l&rsquo;environnement). Elle ne revient pas a sa forme d&rsquo;origine. Elle ne se renouvelle pas. C&rsquo;est la thermodynamique, et elle ne négocie pas.</p>
<p>Le soleil brillera demain, c&rsquo;est vrai. Le vent soufflera encore. Les déchets organiques continueront de fermenter. Mais l&rsquo;électricité que vous avez utilisée ce matin pour chauffer votre café n&rsquo;a pas été « renouvelée ». Elle a été transformée, dégradée, dissipée. Ce qu&rsquo;on renouvelle, c&rsquo;est la capacité à en produire d&rsquo;autre, pas l&rsquo;énergie en tant que telle.</p></div>
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				<div class="et_pb_text_inner"><div class="pull-quote">
<blockquote>
<p style="text-align: center;">« Renouvelable » ne dit rien de ce que l&rsquo;énergie fait au monde. Il dit seulement d&rsquo;où elle vient.</p>
</blockquote>
</div>
<p>&nbsp;</p></div>
			</div>
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				<div class="et_pb_text_inner"><p>Cette nuance n&rsquo;est pas seulement sémantique. Elle oriente toute la façon dont le débat public est construit. En qualifiant la source plutôt que l&rsquo;usage, on déplace l&rsquo;attention. On regarde l&rsquo;amont, et on oublie l&rsquo;aval.</p></div>
			</div>
			</div>
				
				
				
				
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				<div class="et_pb_text_inner"><h2>Un mot qui absout avant même d&rsquo;interroger</h2>
<p>Prenons un exemple concret : le bio-méthane issu de la méthanisation de déchets organiques. On le désigne parfois comme un « gaz renouvelable ». Et effectivement, la matière première se régénère : on produira des déchets demain, et après-demain. Le cycle carbone est, dans les meilleures conditions, presque bouclé.</p>
<p>Mais que se passe-t-il quand ce gaz est brûlé ? Il produit de la chaleur, du CO₂, des oxydes d&rsquo;azote. Des fuites de méthane peuvent survenir tout au long de la chaîne ( et le méthane est un gaz à effet de serre environ 30 fois plus puissant que le CO₂ sur 100 ans). Les intrants du méthaniseur peuvent venir de cultures dédiées qui pressent sur les terres agricoles. Le digestat, bien géré, est un amendement précieux ; mal géré, il lessive les nappes phréatiques.</p>
<p>Rien de tout cela n&rsquo;est capturé par le mot « renouvelable ». Le mot absout avant même d&rsquo;interroger. Il classe, il certifie, il ferme la discussion au moment même où elle devrait s&rsquo;ouvrir.</p></div>
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: justify;"><strong>À RETENIR</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le qualificatif « renouvelable » ne dit rien de l&rsquo;impact sur la biodiversité, sur la qualité de l&rsquo;air, sur les sols, sur l&rsquo;usage des terres, ni sur les émissions réelles tout au long du cycle de vie. C&rsquo;est un indicateur d&rsquo;origine, pas un bilan environnemental.</p></div>
			</div>
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				<div class="et_pb_text_inner"><h2>Le vocabulaire façonne les choix collectifs</h2>
<p>Ce n&rsquo;est pas un détail. Les mots que nous utilisons pour parler de l&rsquo;énergie ne sont pas neutres. Ils construisent des représentations, et ces représentations orientent les politiques publiques, les investissements, les comportements de consommation.</p>
<p>Quand le terme « renouvelable » devient synonyme de « bon pour la planète », on crée un raccourci cognitif qui dispense d&rsquo;aller plus loin. Les entreprises s&rsquo;engouffrent dans la brèche : acheter des certificats d&rsquo;énergie verte, afficher le label renouvelable, cocher la case RSE. La forme prend le pas sur le fond. L&rsquo;étiquette remplace l&rsquo;analyse.</p>
<p>À l&rsquo;échelle sociale, ce glissement a des conséquences profondes. Il entretient l&rsquo;idée qu&rsquo;il suffit de changer la source d&rsquo;énergie pour régler le problème que la transition énergétique, c&rsquo;est avant tout une substitution technique. Du fossile vers le renouvelable, et le tour est joué.</p>
<h5><strong></strong></h5>
<h5><strong></strong></h5>
<h5><strong></strong></h5>
<h6>On continue de consommer autant, mais différemment. On continue de transformer l&rsquo;environnement, mais avec bonne conscience.</h6></div>
			</div>
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				<div class="et_pb_text_inner"><h3><strong><span style="font-family: Roboto Condensed;">Rappel</span></strong></h3>
<p style="text-align: left;">Personne ne peut se targuer de « produire » de l&rsquo;énergie ni même de la « consommer ».</p>
<blockquote>
<h4><span style="color: #ffffff;">L&rsquo;énergie Ne se crée pas, elle ne se perd pas, elle se transforme.</span></h4>
</blockquote>
<p style="text-align: left;">On produit de l&rsquo;électricité, on consomme du pétrole. Mais l&rsquo;énergie elle reste constante !<br />C&rsquo;est une règle fondamentale de physique. Dixit, ce cher Lavoisier .</p></div>
			</div>
			</div>
				
				
				
				
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				<div class="et_pb_text_inner"><h2>Quelle que soit la source, l&rsquo;énergie sert à transformer le monde</h2>
<p>C&rsquo;est peut-être là le point le plus important, et le plus rarement dit. Toute énergie , quelque soit son origine ( fossile, nucléaire, solaire, hydraulique, biomasse ) a pour finalité de <strong>transformer l&rsquo;environnement</strong>. Creuser, construire, chauffer, refroidir, déplacer, fabriquer. L&rsquo;énergie est l&rsquo;outil universel de notre action sur la matière.</p>
<p>La question n&rsquo;est donc pas seulement : d&rsquo;où vient cette énergie ? Elle est aussi : à quoi nous sert-elle, et au nom de quoi ? Une voiture électrique rechargée à l&rsquo;éolien reste une voiture qui extrait des métaux rares, qui mobilise des surfaces pour circuler, qui participe à une organisation de l&rsquo;espace héritée du tout-pétrole. La source a changé. La finalité et les impacts systémiques, beaucoup moins.</p></div>
			</div>
			</div>
				
				
				
				
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				<div class="et_pb_text_inner"><blockquote>
<p>Nous n&rsquo;avons pas un problème de mauvaises sources d&rsquo;énergie. Nous avons un problème de rapport à la transformation du monde.</p>
</blockquote></div>
			</div>
			</div><div class="et_pb_column et_pb_column_1_4 et_pb_column_13  et_pb_css_mix_blend_mode_passthrough et-last-child et_pb_column_empty">
				
				
				
				
				
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				<div class="et_pb_text_inner"><p>Le vocabulaire « renouvelable » nous permet d&rsquo;esquiver cette question. Il propose une réponse technique à ce qui est, au fond, une question de société : quelle empreinte sur le vivant sommes-nous collectivement prêts à accepter, et pour produire quoi, pour qui, selon quelles priorités ?</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Vers un vocabulaire plus honnête</h2>
<p>Cela ne veut pas dire que la distinction entre sources fossiles et non-fossiles est sans intérêt. Elle est réelle, et elle compte. Mais elle est insuffisante comme boussole. Elle nous dit quelque chose sur le stock de carbone mobilisé. Elle ne nous dit rien sur la soutenabilité globale, sur la justice des usages, sur les limites planétaires au-delà du seul climat.</p>
<p>Ce que nous gagnerions collectivement à un vocabulaire plus honnête, c&rsquo;est peut-être la capacité de poser les vraies questions : non pas seulement « comment produire différemment », mais « pourquoi produire autant », « quels usages sont prioritaires », « quels territoires et quels écosystèmes sommes-nous en train de sacrifier, et pour quel résultat ».</p>
<p>Le mot « renouvelable » a rendu un service : il a popularisé l&rsquo;idée qu&rsquo;une alternative aux fossiles était possible. Mais il a peut-être aussi dé-servi :  faire croire que changer la source suffisait.</p>
<p>Il est temps de le dépasser, pas pour l&rsquo;effacer, mais pour cesser de lui demander ce qu&rsquo;il ne peut pas donner.</p></div>
			</div>
			</div>
				
				
				
				
			</div>
				
				
			</div>
<p>L’article <a href="https://www.40degres.fr/2026/07/15/energies-renouvelables-le-mot-qui-nous-rassure-trop/">« Renouvelable »  &#8211; Le mot qui nous rassure trop</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.40degres.fr">40 Degrés</a>.</p>
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